APNEES DU SOMMEIL : les détecter, les soigner

J’ai entendu parler pour la première fois des apnées du sommeil quand ma mère a du s’appareiller la nuit. Pour ce que j’en connaissais, elle ronflait si fort avant qu’il était impossible de dormir dans la chambre à côté ou en dessous de la sienne. Non, il n’y en avait pas au-dessus. La machine était énorme, bruyante et elle la supportait plus ou moins bien. Les ronflements nous alertaient quand elle craquait et faisait valser son masque à air.

En fait, elle ne souffrait pas seulement d’apnées du sommeil mais surtout de problèmes respiratoires importants qui justifiaient un appareil à oxygène.

Alors, quand on m’a annoncé que je devrais avoir un appareillage la nuit pour cause d’apnées importantes du sommeil, j’ai traîné la patte. Plusieurs années. Oui, je suis comme ça. Puis j’ai participé à une émission Breaking Mamies où une des invitées en parlait, très bien d’ailleurs. Si bien qu’elle m’a convaincue d’aller passer une nuit à l’hôpital pour un bilan sommeil.

LE TEST

Munie d’une lettre de recommandation de mon médecin traitant, j’ai pris rendez-vous à l’unité sommeil de l’hôpital le plus proche. Questionnaire rempli (habitudes de vie, de sommeil, etc), j’ai été harnachée de tous les cotés pour mesurer aussi bien mon souffle, mon sommeil que les éventuels mouvements involontaires de mon corps. La réalisation de l’examen polygraphique pouvait commencer.

Non, ce n’est pas moi.

Il est impossible de dormir autrement que sur le dos. Mais j’y suis parvenue, pas très vite comme à mon habitude mais j’ai dormi.

Le lendemain matin, j’ai rencontré le médecin pneumologue. Après étude de mon enregistrement, j’ai même eu droit à une écoute de mon ronflement… Comment dire ? Mention spéciale à mon cher époux qui soutient mordicus que je ne ronfle pas. Il doit être le seul à le dire ou à le croire. Il faut dire qu’il s’endort très vite, ça doit aider.

Le médecin m’a donc expliqué le nombre d’apnées vraies ( pas de respiration) et d’hypopnées (brève réduction du volume d’air inspiré d’au moins 50%) sur la nuit : beaucoup, beaucoup trop.

ET ALORS ?

J’ai gagné le droit à bénéficier d’une machine respiratoire pour la nuit. Son véritable nom est un appareil à pression positive continue. Grâce à notre système de santé, la prise en charge du cout est totale. J’ai pu tester plusieurs masques jusqu’à trouver le mien, celui que je supporte toute la nuit. Mais il m’a fallu plusieurs mois pour supporter le masque la nuit. Il est nécessaire de le maintenir au moins 4h par nuit pour pouvoir en apprécier les bienfaits.

Toujours pas moi…

LE RESSENTI

Je m’endors plus vite, je dors mieux. Je me réveille bien moins la nuit. Le matin me trouve reposée, débarrassée du sempiternel mal de tête qui m’accompagnait depuis des années. Ma tension artérielle s’est apaisée un brin.

RISQUES LIES AUX APNEES DU SOMMEIL

L’hypopnée du sommeil accroit le risque de diabète, d’hypertension et d’accidents cardio-vasculaires (infarctus, AVC…). Elle présente également un danger si la personne conduit ou manipule des machines. La probabilité d’avoir un accident sur la route ou au travail est grande. Ce qui peut paraitre logique puisque la personne dort mal et est plus fatiguée. Et la fatigue joue sur les réflexes.

POURQUOI DES APNEES DU SOMMEIL

Dans les facteurs de risque, on retrouve des causes mécaniques comme des amygdales trop imposantes, un surpoids, une sédentarité et la consommation de tabac. Mais il est aussi possible d’en souffrir en cas de sinusites à répétition et /ou obstructions nasales ce qui est mon cas.

ET MAINTENANT

Je l’avoue, je n’imagine plus pouvoir m’en passer. Je l’emmène dès que je dois dormir ailleurs. Je suis plus attentive au confort de mes hébergements puisque je ne saurai me passer d’une prise électrique près du lit. Pour le controle en aéroport, il passe en bagage cabine et comme c’est un dispositif médical, il ne compte dans le poids admis par les compagnies. Vous pouvez donc avoir un bagage cabine ET votre appareil respiratoire sans problème. Et si vous partez à l’étranger, pensez à demander un certificat d’autorisation de sortie du territoire pour votre appareil.

ET VOUS ?

Vous réveillez-vous la tête lourde ? Avez-vous des envies de dormir en pleine journée ? Le repos n’est pas réparateur ? Parlez-en à votre médecin traitant et s’il le faut, appareillez-vous. Vous allez découvrir un confort de vie que vous ne soupçonnez pas.

Envie d’en savoir plus ? c’est par ici : apnées du sommeil