L’histoire de la peinture moderne en moins de 2 heures

par Hector Obalk

L’histoire du spectacle :

J’ai assisté aux précédents spectacles d’Hector Obalk sur l’évolution de la peinture et je vous en ai même parlé sur ce blog. Beaucoup de spectateurs lui ont réclamé son opinion sur la peinture moderne et il s’est plié de bonne grâce aux sollicitations. Il fait à nouveau le pari, en moins de deux heures, de définir ce qu’est la peinture moderne et son opinion sur elle. 

Point de Culture rapide sur la peinture moderne :

L’art moderne désigne les productions artistiques d’une période s’étendant des années 1860 aux années 1970 et dénotant les styles et les philosophies artistiques de cette époque. Le terme est généralement associé aux productions artistiques qui rejettent les traditions passées ou s’en inspirent dans un esprit d’expérimentation avec la nature des matériaux et la fonction de l’art, avec une tendance à s’éloigner de la narration pour aller vers l’abstraction

L’art moderne se caractérise aussi par la naissance de la critique d’art. En effet, au même moment, l’art devient sujet d’écriture : la critique est souvent un discours engagé sur l’œuvre. 

Selon Wikipédia, l’art moderne se distingue en plusieurs périodes :

avant moderne
Le Romantisme (Francisco de Goya)

Le Réalisme (Gustave Courbet)
pré moderne
Le préraphaélisme ( William Holman Hunt)
L’impressionnisme (Edgar Degas)
Georges Seurat
Post Impressionnisme (Georges Seurat)
Le symbolisme (Odilon Redon)
L’art abstrait ( Kazimir Malevitch)
Le Fauvisme (Franz marc)
L’expressionnisme ( Gustav Klint)
Le Cubisme ( Pablo Picasso)
Le Futurisme ( Giacomo Balla)
Le Mouvement de Stijl ( Piet Mondrian)
Le Surréalisme (Salvador Dali)

Mon ressenti sur le spectacle

J’avais beaucoup apprécié les précédents spectacles d’Hector Olbak sur l’histoire de la peinture classique. N’oublions pas que je suis une néophyte totale en peinture, que mes goûts tendent plus vers la sculpture. J’y avais beaucoup appris, même sur la manière de voir un tableau. J’étais donc impatiente d’assister à ce spectacle sur la peinture moderne à laquelle je ne comprends pas grand-chose, je le reconnais. La seule période sur laquelle j’avais vraiment envie d’en savoir plus reste celle du surréalisme avec Dali en tête d’affiche..

Las ! Hector Obalk évite cette période parce qu’elle « n’a aucun intérêt ». Dommage pour moi. Quant au reste du spectacle, puis-je dire que j’ai été déçue par rapport à mes attentes et j’avais même hâte  que le spectacle se termine. Oui mais… 

Par chance, mon Cher et Tendre a pris le relais suite à mon incapacité à écrire plus sur ce spectacle

Le ressenti de mon cher et tendre

Comme énoncé dans l’exposé précédent d’Hector Olbak sur l’histoire de la peinture classique : l’humanité y a atteint l’apogée de son savoir-faire. Que reste-t-il alors pour l’art moderne ? De quoi s’agit-il ?

De mon côté, je n’ai jamais rien compris ni su apprécier les peintures dites d’art moderne, quel que soit leur style. Et c’est l’opinion négative bien vissée dans mes retranchements que je me suis présenté à  cet exposé. Nous voilà mal partis. 

La présentation d’apparence désinvolte, souriante et non pontifiante d’Hector Olbak à l’avantage de désamorcer les braquages. Il aborde le sujet en prenant quelques éléments dominants et évidents de la technique du peintre. Par exemple : application par touches verticales,  horizontales, en points… visibles pour tout regard qu’il soit avisé ou béotien . Puis par une simple mise en comparaisons, en réflexions, et en suggestions de son ressenti, il favorise l’émergence d’impressions et d’émotions chez le spectateur qui vont entrer en écho avec tel ou tel aspect de la peinture étudiée. 

Une autre façon va de faire constater, en jouant de grossissements, qu’un aspect de l’image qui nous a happés, est induit par un type de jeu graphique totalement inédit et surprenant. Force est de constater même que cette mise en place par l’artiste a été faite bien avant l’identification scientifique de la sémantique des images ou de la plus connue paréidolie.

Voilà, en tout cas pour moi, presqu’à mon insu, quelle alchimie s’est opérée dans mon for intérieur. Je dois avouer que je ne le regrette pas. Comment refuser d’éventuelles représentations à des sensations restées esseulées ou muettes ? Tous les vécus en liens à  des paysages, des situations, des relations peuvent ainsi trouver leur silhouette dans la multitude des œuvres qui participent à cette noble part du 3ème art. 

Moins qu’une gymnastique ou un apprentissage, c’est le plaisir de profiter de toute la richesse d’une palette de supports aptes à entrer en écho avec notre émotionnel. D’agrandir pour certains une connaissance, pour d’autres de découvrir une partie du langage artistique humain. 

J’ajoute, ceci même à l’occasion d’une peinture non figurative ! Bluffant pour quelqu’un certainement encombré de rationalisme comme moi.

Il me reste cependant quelques frontières à franchir. Si avec celle sur Picasso, quelques rares points se sont ouverts, là où les explications sont généralement ou même systématiquement nécessaires, je ne peux y voir de l’Art. Il est pour moi en partie défini  par l’unanime accessibilité. 

Alors à chacun de s’y essayer. Adeptes, convertis, hésitants, réticents faites l’expérience de cette balade. Elle est plaisante, le langage y est direct, les seuls détours sont des anecdotes ou des plaisanteries. Et si parfois elle se fait irrévérencieuse, elle est toujours joyeuse et bon enfant.

Conclusion provisoire sur l’histoire de la peinture moderne en moins de deux heures

Je suis resté très interpellé par l’opinion d’Hector Olbak : l’humanité a atteint l’apogée de son savoir-faire en peinture à la période dite classique. L’Affirmation ne manque pas d’audace. 

L’emprunter ouvre à une position extrêmement rare. Je suis tenté de dire même systématiquement et soigneusement évitée, ignorée, niée et s’il le fallait interdite. Il s’agit de la confrontation de l’humain, à la conscience d’une impossibilité à progresser. La condamnation définitive et par nature d’une errance dans un champ d’infériorité… . 

Certes ce champ d’application est limité voire superflu diront certains. Mais tout de même !

Un irrecevable dans l’ordinaire des choses !

Alors messieurs les artistes peintres ? Aspirés par le gouffre ? Un brin d’inspiration peut-être !

Une erreur de donnée peut-être ? Qui vivra verra. C’est pour le moins intéressant. 

Je remercie Mon Cher et Tendre pour ce long commentaire.

Pour réserver

Théâtre Le 13ème Art – Grande salle,

Du 28/11/2022 au 12/12/2022
Lundi à 18h30 et 21h

https://www.grand-art.online/fr/ le site d’Hector Obalk

https://www.billetreduc.com/spectacle-hector-obalk.htm

bande annonce : https://youtu.be/0UqV-1jtikw 

Sachez qu’il continue à présenter son spectacle sur l’histoire de la peinture classique au  théâtre de l’Atelier dans le 18e arrondissement Du 07/11/2022 au 23/01/2023
Lundi à 18h30 et 21h, samedi à 15h, dimanche à 11h, 15h, 19h et 19h30

Mamie Solange
Mamie Solange
Publications: 66

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