La ménopause vue par un homme

Senior a une bonne soixantaine d’années et beaucoup d’entre elles passées à réfléchir au comportement humain. Il m’a accompagnée lors d’une soirée théatre à Paris. le thème : la ménopause. Thème dont il peut avoir subi les effets en termes de dommage collatéraux.

Laissons lui la parole :

Théatre : la Ménopause, bousculons les règles

J’ai entendu dire sur ce site que des jeunes s’intéressaient au théâtre maintenant ! À espérer un ‘’fake’’ comme il se dit. Ou rien ne nous sera donc épargné !

Bon, de mon côté, j’avais pris mes précautions, j’y suis allé accompagné. C’était dans le 9e arrondissement de Paris, au théâtre de la Madeleine. Pour une soirée, à égale distance entre Fauchon et le Palais de l’Elysée, estomac et esprit devraient être à l’abri de mauvaises rencontres. Non ?

De plu, ma compagne s’était laissé tenter par une pièce intitulée « Ménopause ». Selon moi, l’assurance de ne pas faire les frais de « sorties scolaires avec des étudiants ne dissimulant pas leurs envies d’être ailleurs’’.

Théâtre et services étaient de bon goût et un espace salon doucement animé avant de rejoindre notre loge a fini par me rassurer.

Mon ressenti

Le thème « La Ménopause : brisons les règles », presqu’une gageure à traiter sous forme humoristique, est développé à l’occasion de la rencontre impromptue de quatre femmes faisant du shopping dans un grand magasin. Leur personnalités et horizons sociaux très différents font amorce aux échanges qui, rapidement, placent des personnages dans des relations où l’expression des besoins personnels, la concurrence mais aussi les confidences, l’intimité peuvent s’enchaîner avec naturel si ce n’est parfois évidemment surprises et lâchers prise. Il n’y a ni impudeur ni grossièreté, juste de l’humour.

L’analyse

La pièce : « Ménopause , la comédie qui bouscule les règles » pourrait voir sa présentation s’arrêter ici.

A ceci près qu’à la différence de trop de romans actuels où seules les premières pages sont de qualité, sacrifice à l’accroche devenue suffisante à la promesse d’édition, ici le texte n’a aucun temps de fléchissement.

Les jeux de mots, place, sens se succèdent en continu, surfant tant sur les situations offertes par les grandes ponctuations données par l’enchaînement de scènes que sur les variations de rythmes sous forme de comédies musicales. Ces dernières, d’ailleurs arrangées sur le même ton de jeu, s’introduisent en parfaite harmonie et sont de réels ajouts. Pas de cassures, pas de redondances, et si la tonicité des réparties pousse tant au rire qu’au sourire, l’esprit est lui avec plaisir sous sollicitation constante.

Les rôles et l’exigence de la mise en scène sont parfaitement rendus par les comédiennes dont chacune apporte sa note personnelle, l’une plus particulièrement sur le chant, l’autre le jeu théâtral, une autre encore sur la dynamique ou enfin sur la difficulté du personnage. L’ensemble passe bien.

Un bémol

Ayant un peu voyagé, il me vient cependant un regret. Cette pièce est particulièrement remarquable par la densité et la quantité de son texte, bien servie par les comédiennes, et il me serait plaisant de la revoir, pour être sûr de ne pas avoir laissé passer un jeu de mot et une fois de plus, goûter à cette affirmation féminine. Mais cette pièce a mis du temps à m’emmener dans sa dynamique.

Est-ce une question de mise en scène ? Les plaisanteries les plus ‘’bousculantes” une fois la seconde de surprise passée étaient tout à fait acceptées par le public qui explosait de rire et semblait en redemander. L’humour à la française risque t-il de devenir grivois passé un certain seuil ? Nous manque-t-il la facilité de nos cousins britanniques à prendre une distance avec nous-mêmes ? Ils l’ont développé à un tel point qu’une pique des plus mordantes n’arrive qu’au rire outre Manche ! L’instant d’après, ils attendent une distance, un pince sans rire ou la pire des remarques. Le rebond et la dynamique des jeux théâtraux actuels tiennent-t-il à ce trait ?

Ma conclusion

Le parti pris de tourner en dérision les avatars souvent maladroitement moqués de ce temps de vie des femmes et d’en rire fait le corps de cette pièce. Mais, plus qu’un exercice humoristique in extenso sur ce thème, il se développe autour une réalité féminine ou sa présence progressivement laisse apparaître des aspects de la richesse du regard féminin trop souvent absent de notre société : sourire sur soi et à l’autre, accueil et intégration des différences poussant plus à la conjugaison ou l’apprentissage qu’à des classifications et enjeux de domination… .

Le petit mot de Mamie Solange

J’ai préféré laisser la parole à un homme pour parler de cette pièce pour ne pas pouvoir être accusée de sectarisme ou que sais-je ?
Si vous désirez commenter ce texte ou vous adresser à l’auteur, vous pouvez le faire juste en dessous, il vous répondra.

Si vous aussi vous avez envie de partager une expérience, culturelle, humaine, animale ou autre, cette page est pour vous. Interessé(e) ? Il vous suffit de m’adresser un texte d’au moins 500 mots à mamiesolangeyt@gmail.com avec deux photos d’illustration et de me dire quel nom vous souhaitez voir en signature. Les pseudos sont acceptés.

Suivez notre actualité :
error

4 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.