Ma phobie du vide et comment je m’en suis débarrassée

Il y a quelques années, en pleine montagne, j’ai vécu ma plus belle crise de panique. Avec ma fille de 17 ans, nous avions programmé une journée raquettes. L’itinéraire était défini et à priori balisé. Nous sommes parties pleine d’entrain pour une journée de balade. Il faisait beau, aucun souci à prévoir.

Au bout de quelques heures de marche, le sentier est devenu un peu plus difficile, plus pentu et j’étais très contente de savoir que nous rentrions par un autre chemin. Oui mais…

Nous sommes arrivées sur un plateau. Impossible de retrouver quelque indication que ce soit sur la suite de la boucle. Et là, au beau milieu de ce plateau, alors que nous marchions depuis 4 h au moins, mon cerveau est parti en vrille : sueurs froides, tremblements, tachycardie, jambes coupées…. Impossible de m’approcher du bord u plateau ou d’accepter que ma fille s’en approche. J’allais mourir là, je le savais et je cherchais un moyen pour que ma fille soit sauvée. Impossible de me raisonner. Ma peur était bien trop intense. Je savais que je n’appréciais pas le vide mais là…

Et du haut de ses 17 ans, avec douceur et intelligence, ma fille m’a pris par la main, m’a encouragée, réconfortée. Et je l’ai suivie. J’étais toujours persuadée que j’allais mourir. Je voulais juste faciliter le travail de l’hélico qui viendrait sauver ma fille. Nous avons mis un temps infini à redescendre, même quand le chemin s’est élargi. Mon cerveau en mode panique trouvait que 2m de large pour un sentier était trop peu.

En retrouvant ma voiture, je me suis sentie sauvée… enfin. J’avais honte de ne pas avoir été celle qui assume, qui assure, une mère en fait. J’avais la phobie du vide et cet épisode a amplifié cette peur sous-jacente.

Et ensuite

Quelques années plus tard, un voyage familial prévu avec ascension d’un mont escarpé et très haut m’a obligée à chercher une solution. Je ne me voyais pas pourrir le voyage de mes proches à cause d’une peur irrationnelle et intense. Grâce à l’auto hypnose, régulièrement, j’ai pu me traiter. Avec succès. A tel point que j’ai pu, plus tard, à Bali marcher le long d’un ravin sans aucune inquiétude.

Ce qui m’amuse, c’est que dans mes rêves, j’ai toujours la phobie du vide avec les symptômes qui l’accompagnent. Et il suffit que je pense « Ah, c’est un rêve puisque j’ai peur du vide » pour que ces sensations disparaissent.

Et maintenant

Je pense que des séances de rappel ne seraient pas de trop. Je commence parfois à ressentir une très vive inquiétude en m’approchant d’une falaise ou en roulant sur une route escarpée. Et si vous vous demandez si je souffre d’une autre phobie, je vous réponds. Oui, une autre que je n’ai jamais cherché à traiter parce que je l’estime légitime et que je suis peu confrontée à l’objet de ma peur : celle des rats. A tel point que je n’ai jamais pu regarder le film Ratatouille. Un rat dans une cuisine ! quelle horreur ! J’en frissonne en l’écrivant. Non, je ne mettrai pas de photo.

Et vous ?

Et vous, souffrez-vous d’une phobie ? Avez-vous réussi à vous en débarrasser ou vivez-vous avec ? Quelles méthodes préconisez-vous ?

Suivez notre actualité :
error

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.